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nutrition —  12 min de lecture  —  par Rémi

9 erreurs à éviter au petit-déjeuner et qui nous mettent à plat

Le petit-déjeuner, souvent vanté comme le repas le plus important de la journée, peut facilement devenir un contresens dans notre quête de pleine santé.

S’il est possible de rendre notre petit-déjeuner sain et porteur de nombreux bienfaits :

  • Source d’énergie douce et constante pour une matinée en pleine forme
  • Apports en micronutriments essentiels pour l’humeur et la santé
  • Protection contre les principales carences qui nous guettent (fer, zinc, magnésium, omega-3, etc.)
  • Carburant idéal d’une concentration facile et sans limite

… il est aussi possible d’obtenir tout l’inverse.

Aujourd’hui dangereusement déséquilibré (beaucoup trop de glucides, avec des sources aux indices glycémiques parmi les plus élevés) et infesté d’aliments transformés, il est crucial de le repenser.

Cet article explore les erreurs du petit-déjeuner, aujourd’hui très souvent vide de micronutriments et bourreau de notre énergie le matin, et renvoie vers notre meilleure ressource pour construire un petit-déjeuner sain et acteur de nos meilleures journées.

2 minutes pour comprendre les dangers du petit-déjeuner classique

Beaucoup trop de glucides

Comme on le voit dans notre grand guide du petit-déjeuner, le matin il nous faut des glucides en quantité modérée et de bonne qualité.

Or, quand on fait la liste des principaux aliments du petit-déjeuner classique, on se rend vite compte qu’on passe en revue les sources de glucides les plus agressives pour l’organisme :

  • Pain
  • Jus de fruits
  • Confiture et pâte à tartiner
  • Céréales et gâteaux petit-déjeuner industriels
  • Etc.

En plus d’être très riches en glucides, et donc de fournir un apport combiné beaucoup trop important, ces aliments figurent tous parmi les indices glycémiques les plus élevés.

Et comme on le voit dans notre article dédié à l’indice glycémique, notion essentielle de la pleine santé, la consommation de tels aliments va provoquer :

  1. Une élévation brutale de notre glycémie (notre taux de glucose sanguin)
  2. Une libération très importante d’insuline (notre hormone de stockage, en charge d’évacuer l’excès de glucose dans le sang et donc de ramener notre glycémie dans sa norme)
  3. Un flirt avec l’hypoglycémie, conséquence de cette élévation trop brutale au préalable

Concrètement, cela va se traduire par un état d’excitation suivi d’une baisse de la capacité d’attention, d’une chute d’énergie et d’une influence néfaste sur nos choix alimentaires dans les heures qui suivent.

Et côté santé, si ces aliments sont consommés régulièrement le matin - en d’autres termes, s’ils deviennent les piliers de notre petit-déjeuner - ils se feront les premières briques de problématiques comme les troubles métaboliques (résistance à l’insuline, diabète de type 2) ou encore la prise de poids.

C’est donc un carton rouge d’emblée pour le petit-déj classique, qui doit nous amener à repenser nos choix.

D’autant que, comme nous allons le voir maintenant, côté apports nutritionnels on peut clairement parler de trou dans la raquette.

Trop peu de tout ce qui est essentiel

Le petit-déjeuner classique, c’est une occasion manquée.

On coche les mauvaises cases (trop de glucides, des IG élevés, de plus en plus d’aliments ultra-transformés) et on loupe toutes les plus importantes :

  • Peu de micronutriments : les produits phares du petit-déjeuner classique sont de véritables coquilles vides. On y trouve beaucoup de sucre pour très peu de vitamines et minéraux.
  • Peu de protéines : au moment où malheureusement, il serait très intéressant de faire le plein.
  • Peu de bonnes graisses : combiné à la surcharge de glucides, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il ne tienne pas au corps et nous projette vers des fringales plus tard dans la matinée (les lipides sont un véritable coupe-faim naturel). Et quand il y en a, malheureusement, ce sont les pires (viennoiseries, pâtes à tartiner ultra-transformées, etc.).

On a une occasion en or de faire le plein de bonnes choses… et on passe à côté !

4 erreurs de composition du petit-déjeuner

Avant de parler d’aliments spécifiques, commençons avec une vue d’ensemble.

Il n’est plus à préciser que les aliments ultra-transformés sont à éviter et qu’ils sont très corrosifs pour notre santé.

Ce qu’on peut mentionner tout particulièrement, en revanche, c’est que le rayon petit-déjeuner est un de leurs tout premiers fiefs.

Céréales petit-déjeuner industrielles, gâteaux et biscuits, pâtes à tartiner, très souvent, nous avons affaire à des aliments fractionnés et recombinés auxquels sont ajoutés de nombreux additifs industriels.

Mini rappel : la consommation régulière d’aliments ultra-transformés vous emmènera en direction de :

  • Troubles métaboliques type résistance à l’insuline puis diabète de type 2, prise de poids
  • Cancer, maladies cardiovasculaires, pathologies inflammatoires
  • Dérèglement du microbiote, symptôme dépressif

Si vous souhaitez vous pencher plus en détails sur la question, on vous recommande chaudement le livre d’Anthony Fardet, aux éditions Thierry Souccar.

Ce qu’il faut bien avoir en tête, c’est que leur degré de transformation est tel que le produit à l’arrivée n’a plus de goût ni de texture et qu’il nécessite l’utilisation d’agents chimiques spécialement conçus pour leur en redonner artificiellement.

1. Aliments ultra-transformés : de plus en plus banalisés

Il n’est plus à préciser que les aliments ultra-transformés sont à éviter et qu’ils sont très corrosifs pour notre santé.

Ce qu’on peut mentionner tout particulièrement, en revanche, c’est que le rayon petit-déjeuner est un de leurs tout premiers fiefs.

Céréales petit-déjeuner industrielles, gâteaux et biscuits, pâtes à tartiner, très souvent, nous avons affaire à des aliments fractionnés et recombinés auxquels sont ajoutés de nombreux additifs industriels.

Ce qu’il faut bien avoir en tête, c’est que leur degré de transformation est tel que le produit à l’arrivée n’a plus de goût ni de texture et qu’il nécessite l’utilisation d’agents chimiques spécialement conçus pour leur en redonner artificiellement.

Si vous souhaitez vous pencher plus en détails sur la question, on vous recommande chaudement le livre d’Anthony Fardet, aux éditions Thierry Souccar.

Mini rappel : la consommation régulière d’aliments ultra-transformés vous emmènera en direction de :

Beaucoup de risques pour des aliments qui ne nous amènent absolument rien de concret : ce sont

de parfaites coquilles vides sur le plan nutritionnel

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Beaucoup de risques pour des aliments qui ne nous amènent absolument rien de concret : ce sont de parfaites coquilles vides sur le plan nutritionnel.

Notre conseil conso pour le petit-déjeuner : jetez un œil aux étiquettes et assurez-vous de bien reconnaître les composants (si ça ne ressemble pas à quelque chose que vous pourriez trouver dans une épicerie, ou qu’il y a plus de chiffres que de lettres, ça doit vous mettre la puce à l’oreille).

Chez nümorning, ça ne risque pas d’arriver.

Notre histoire a commencé avec deux amoureux du petit-déjeuner, quelques recettes, de belles valeurs et une folle envie de les partager.

Nos produits, que vous pouvez retrouver dans notre espace boutique, reflètent leur envie de transparence, et ils militent pour un petit-déjeuner sain et gourmand.

2. Absence de source de protéine : un début de journée déséquilibré

Quand on pense “protéine”, on pense “muscle”.

Mais ça va bien au-delà.

Certains acides aminés contenus dans les protéines jouent par exemple un rôle crucial dans notre système de défense immunitaire, d’autres sont impliqués dans la production d’hormones essentielles à des tas de processus physiologiques, certains sont des composants indispensables à la formation de neurotransmetteurs et participent donc au bon fonctionnement du cerveau et influent sur notre humeur…

Et qui dit protéines le matin dit :

  • Satiété : elles demandent beaucoup de travail au système digestif et vont ancrer la satiété
  • Boost métabolique : pour les mêmes raisons, digérer des protéines est un vrai stimulus pour notre métabolisme
  • Aide à l’équilibre glycémique : intégrer des protéines dans notre repas va modérer l’impact des glucides et adoucir l’arrivée de glucose dans le sang (elles diminuent l’IG de notre repas).

Et bien plus encore !

Il y a mille et une bonnes raisons d’y faire attention et donc malheureusement, tout autant de raisons de déplorer leur absence dans le petit-déjeuner classique.

On loupe une belle occasion d’en faire le plein, d’autant que les principales sources pour compléter un petit-déjeuner gourmand sont délicieuses.

Et ainsi, comme on l’a vu, on manque l’occasion de modérer l’impact des glucides, qui nous aurait permis de se prémunir de tout ce qui a été évoqué plus haut.

Il faut se le dire : manger des protéines le matin, c’est un autre moyen d’abaisser le curseur “glucides”.

En insérant nos sources de protéines préférées à un petit-déjeuner dont on a réduit la quantité de glucides, on joue sur deux leviers en même temps, et on obtient un résultat formidable pour notre santé et notre niveau d’énergie le matin.

Malheureusement, le petit-déjeuner classique fait l’inverse, et crée deux forces qui nous desservent :

  • Trop de glucides et des indices glycémiques trop élevés
  • Pas assez de protéines pour les encadrer
💡La solution
On fait le tour des meilleures sources de protéines à intégrer à son petit-déjeuner dans notre article dédié !

3. Absence de bonnes graisses : un début de journée déséquilibré

Là aussi, on manque souvent de perspective.

Longtemps pointées du doigt, les graisses (lipides), jouent pourtant des rôles absolument cruciaux dans le bon fonctionnement de l’organisme.

En fait, il faut préciser de quoi on parle.

Tout comme on pourra lister beaucoup de problématiques en parlant des mauvaises graisses, on pourra lister des tas d’intérêts à consommer de bonnes graisses.

Je le dis toujours : il y a “graisse” et “graisse”, et celle qu’on a au bout des doigts quand on mange des frites n’a rien à voir avec celle d’un avocat ou d’une poignée de noix.

On peut donc se dire qu’il y’a les “bonnes graisses” et les “mauvaises graisses” et tout est aussi une question de proportions !

Avec les bonnes graisses, on coche de superbes cases :

  • Absorption des vitamines dites “liposolubles” (A, D, E, K), qui vont utiliser les graisses comme véhicule pour être absorbées par l’organisme (sans ça, elles restent à la porte et ne parviennent pas à jouer leur rôle)
  • Gestion de l’inflammation (notamment grâce aux oméga-3)
  • Soutien cardiovasculaire (encore grâce aux oméga-3)
  • Santé de la peau
  • Apport d’énergie durable
  • Réduction de l’indice glycémique des glucides consommés en même temps
  • Satiété marquée ++

Aujourd’hui, le petit-déjeuner classique manque de graisses d’une manière générale.

Et s’il nous en apporte, il s’agit dans 95% des cas de mauvaises graisses issues de produits très riches en beurre (viennoiseries) ou de graisses de très mauvaise qualité (aliments transformés).

💡La solution
Pour un petit-déjeuner qui tient au corps, pour une matinée pleine d’énergie et pour une concentration au top, ajouter de bonnes graisses à son petit-déj’ est un excellent réflexe.
- Graines (chia, lin, courge, tournesol, chanvre…)
- Oléagineux (cajous, amandes, noisettes, noix…)
- Purées d’oléagineux (beurre de cacahuète, d’amande…)
- Noix de coco (râpée, poudre, huile)

4. Trop manger : quand plus donne moins

Un des mauvais penchants du petit-déjeuner classique, c’est la quantité.

On a tendance à s’alourdir énormément, très souvent parce que d’une part le sucre appelle le sucre et que l’industrie agroalimentaire a depuis longtemps trouvé le moyen de nous harnacher à ses produits phares, et d’autre part car on s’est beaucoup déconnectés de notre faim et de nos ressentis.

La part intuitive de nos comportements alimentaires s’est effacée petit à petit et son retrait a créé le port d’attache idéal à ce qu’on pourrait appeler le “crochet de l’agroalimentaire”.

Nous mangeons aujourd’hui par réflexe, par habitude, par envie soudaine (pour ne pas dire par pulsion), et tout comme nous ne mangeons plus pour les besoins de notre corps, nous ne nous arrêtons plus quand ceux-ci sont satisfaits.

D’autant plus si sur la table, il y a de vrais déclencheurs d’emballement.

Résultat, on mange trop et on dynamite :

  • Notre confort
  • Notre énergie
  • Notre concentration

En donnant beaucoup de travail à l’organisme avec un petit-déjeuner trop volumineux, on envoie toute son attention au niveau de notre système digestif.

Une grande partie de ses moyens est employée à digérer et il ne nous reste plus grand chose pour assurer notre début de journée.

Lors de notre passage à table, apparaît un parfait contresens :

  • Ce qui devrait nous donner de l’énergie nous en vide
  • Ce qui devrait nous apporter de quoi se concentrer nous rend incapable de maintenir notre attention
💡La solution
Se focaliser sur le moment présent au petit-déjeuner et faire de ce premier passage à table, avant que la journée ne commence, un “vrai” moment pour soi.

Le petit-déjeuner tel qu’on le conçoit chez nümorning, c’est un moment rituel.

C’est le lancement de notre journée.

C’est un moment unique pendant lequel on peut se connecter à soi et profiter du calme, loin des distractions et de l’agitation du monde extérieur.

C’est un sas dans lequel se préparer en douceur pour la journée.

Prendre le temps de s’asseoir, de savourer chaque bouchée et de réfléchir à notre état intérieur devient un moment d’ancrage essentiel dans notre quotidien à 100 à l’heure.

On peut déguster son petit-déjeuner et se poser des questions simples mais cruciales :

  • Comment je me sens aujourd’hui ?
  • Qu’est-ce que j’aimerais faire ?
  • Comment je pourrais faire d’aujourd’hui une belle journée ?

C’est monter quelques minutes en haut du mât pour profiter d’une vue d’ensemble, déterminer notre direction et prendre des repères avant de redescendre sur le pont pour la journée.

Connecté à soi en petit-déjeunant, on va pouvoir :

  • Être parfaitement raccordé à notre faim et notre satiété (et éviter de trop manger)
  • Créer une vue d’ensemble pour la journée, prendre des repères et amener beaucoup de focus
  • Commencer la journée avec un état d’esprit positif, parfaitement en phase avec notre planning

5 erreurs de casting : quand c’est le produit qui pose problème

Passons maintenant à du spécifique avec des exemples très concrets.

1. Le Pain : son terrible secret

Commencer sa journée avec du pain, c’est créer un véritable tsunami glycémique.

Très (très) riche en glucides, avec un des indices glycémiques les plus élevés, ce grand pilier du petit-déjeuner classique se fait aussi le bourreau d’une matinée pleine d’énergie, de focus et productive.

On n’a pas meilleur exemple pour illustrer tout ce qu’on a vu plus tôt au sujet des glucides consommés en trop grande quantité et des aliments à fort index glycémique… enfin si, il y en a un autre, et justement, on y vient.

Pour en apprendre davantage sur le pain, on vous conseille la lecture d’un excellent article publié sur le blog de lanutrition.fr, qui apporte beaucoup de perspective, en expliquant par exemple pourquoi le pain complet peut-être identique au pain blanc, voire pire, en termes d’impact glycémique.

💡Quelques idées pour remplacer le pain
Plutôt que des tartines, vous pouvez baser votre petit-déjeuner sur :
- Un bol avec une base granola ou muesli (idées recettes par ici)
- Du porridge avec un fruit en morceaux (idées recettes par ici)

2. Le Jus de Fruit : quand les vitamines cachent les sucres

Si les fruits consommés entiers sont excellents pour la santé et doivent être au cœur de notre démarche de pleine santé, les fruits consommés en jus eux, sont tout l’inverse.

Pourquoi une différence aussi radicale ?

Parce qu’en extrayant le jus, on va casser les fibres.

Les fruits sont relativement riches et ce qui équilibre la balance, outre leur densité en vitamines et minéraux, c’est leur teneur en fibres.

Sans elle, la donne est radicalement différente.

Parce qu’elles ont le pouvoir de ralentir la digestion, elles vont mécaniquement réduire l’indice glycémique de notre repas (qui traduit, il faut le rappeler, la vitesse et l’intensité à laquelle on va voir arriver le glucose issu de la digestion de ces glucides dans le sang).

Donc un fruit est certes riche en glucides (et notamment en glucides simples, à même de faire décoller votre glycémie à la verticale), mais ils sont comme “bridés” par les fibres qui les accompagnent.

Leur consommation est ainsi tout à fait bénéfique pour notre santé. Ils ne créeront pas de grand pic glycémique.

Mais en revanche, si vous retirez les fibres, alors vous libérez les glucides de leur bride et vous leur donnez carte blanche pour faire grimper votre glycémie.

Et comme dans un verre de jus de fruits, il y a généralement le contenu de plusieurs fruits, vous multipliez l’impact de cette torpille anti-pleine forme.

Et ce pour pas grand chose au final, puisque la teneur en vitamines affichée sur l’étiquette de votre bouteille est celle observée à la mise en bouteille.

Malheureusement, comme il s’agit pour l’essentiel de vitamines hydrosolubles très fragiles (vitamine C et vitamines B), le conditionnement, les changements de température et le transport auront raison d’une grande partie d’entre elles.

Avec le jus de fruit, on fait face à une des coquilles vides les plus représentatives du genre.

💡Quelques idées pour remplacer le jus de fruits
- Chaï latte
- Chocolat chaud healthy
- Café
- Thé

3. Confitures et pâtes à tartiner : le choix réconfortant mais pas sans conséquences

Avec la confiture, on fait face au même type de dilemme. On a un aliment avec :

  • Très peu de densité nutritionnelle (peu de vitamines, peu de minéraux)
  • Une grande quantité de glucides
  • Un indice glycémique élevé

C’est un mélange à tenir à distance pour notre santé d’une manière générale, et donc encore plus pour notre petit-déjeuner au quotidien.

Ensuite, avec la pâte à tartiner, on cumule dans la majeure partie des cas :

  • Des glucides peu défendables (quantité, qualité)
  • Des graisses toutes aussi discutables (origine, qualité)
  • Un haut degré de transformation
  • Des additifs industriels

Ici la solution pourra éventuellement passer par une adaptation maison, confectionnée avec des ingrédients sélectionnés avec soin et un sucre dosé raisonnablement.

Dans sa version la plus minimaliste, vous pourrez par exemple mélanger un peu de lait de coco bien épais avec du cacao en poudre et une pointe de sucrant comme du sucre de coco.

Ou sinon, vous pouvez vous lancer dans quelques recherches : certaines marques proposent des versions relativement saines.

💡Quelques idées pour le remplacer la confiture et la pâte à tartiner
- Purée d’oléagineux (beurre de cacahuète, d’amande, etc.)
- Pâte à tartiner maison

4. Chocolats en poudre (ou sucre au chocolat ?)

Là encore, parlons étiquette.

Autre produit phare du petit-déjeuner : le chocolat en poudre d’un des lapins les plus célèbres de notre enfance.

Sur son étiquette, en premier ingrédient, on peut lire “sucre”.

Et comme on le voit dans notre article sur le décryptage des étiquettes, l’ordre des ingrédients n’est pas laissé au hasard : il est fait selon les proportions utilisées, de la plus grande à la plus petite.

Autrement dit, notre chocolat en poudre dont le principal ingrédient est “sucre”, devrait en réalité être considéré comme du sucre chocolaté.

Le petit-déjeuner donne le LA de notre journée et sucrer notre lait chaud avec une bonne cuillère à soupe de sucre au chocolat (plus pour les gourmands) n’a rien d’un bon réflexe.

💡Quelques idées pour remplacer le chocolat en poudre
- Cacao en poudre healthy, avec peu de sucre (comme notre Cacao & Maca)
- Chaï latte
- Thé
- Café

5. Céréales petit-déjeuner : le fief des sucres ajoutés

Anthony Fardet, auteur du livre “Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai” dont on vous parlait un peu plus haut, l’explique très bien dans une interview accordée à l’OBS : “les céréales petit-déjeuner sont 95 à 100% des aliments qualifiés d’ultra-transformés par les scientifiques”.

Ils sont :

  • Bourrés d’additifs
  • Raffinés
  • Riches en sucres rapides
  • Riches en sucres ajoutés
  • Très peu rassasiants

Avec un dossier pareil, difficile de les défendre, d’autant qu’il existe d’excellentes alternatives très saines pour les amoureux du croquant au petit-déjeuner.

💡Quelques idées pour remplacer les céréales petit-déjeuner :
- Bol gourmand à base de muesli (idées recettes par ici)
- Bol ultra-croquant à base de granola (idées recettes par ici)

5 Erreurs petit-déjeuner moins fréquentes

Notre top 9 est terminé, l’essentiel a été abordé mais on ne parvenait pas à conclure sans parler de ces 5 autres faux-pas qui, certes moins fréquents, pèsent tout de même dans la balance.

1. Les viennoiseries : le poids de la tradition

Rien à attendre de bon en mélangeant une grosse quantité de beurre avec une source de glucides aussi brutale que la farine de blé.

En effet, consommés au petit-déjeuner, on récupère :

  • Très peu de micronutriments (vitamines, minéraux)
  • Très peu de protéines
  • Beaucoup de graisses saturées
  • Beaucoup de glucides simples

Sur le court terme, c’est la recette d’une hyperglycémie suivie d’une hypoglycémie : les montagnes russes glycémiques à l’origine d’une matinée à plat, incapable de se concentrer plus de quelques minutes.

Et sur le long terme, c’est le ciment d’un socle de problématiques métaboliques comme vu plus haut dans cet article.

Ces icônes de la tablée française doivent être consommées occasionnellement, pas quotidiennement.

2. Les yaourts aux fruits industriels : la coquille vide des rayons frais

Contrairement à ce qu’on pense, ces yaourts sont très loin des apports du skyr et des yaourts végétaux, riches en protéines, en bonnes graisses et en micronutriments.

Ce sont eux aussi de vraies coquilles vides, riches en sucres ajoutés et très peu rassasiants.

3. Les smoothies "santé" du commerce : l'équilibre fragile entre nutriments et sucres

On touche ici au même problème que les jus de fruits : les fruits réduits en purée ou en smoothie perdent leurs fibres et deviennent de vraies bombes métaboliques.

Sous couvert d’un fort apport en vitamines (contestables, au regard de ce qu’on a dit sur la fragilité des vitamines hydrosolubles qu’ils contiennent et de la rudesse de la vie du produit, entre sa confection et notre réfrigérateur), ils apportent une quantité de glucides trop importante pour un petit-déjeuner.

C’est “du sucre gratuit”.

4. Le café transformé en bombe calorique : le nouveau piège des rayons frais

Un café seul ne permet pas de rompre le jeûne. Il est quasi-acalorique.

Mais si dedans, on y met des sirops (en plus du sucre), du lait, des arômes, des stabilisants, des émulsifiants… ce n’est plus la même chose.

On se retrouve avec un poids non négligeable posé sur la balance côté glucides, auquel les sirops combinés au sucre confèrent un indice glycémique relativement élevé, et on crée à partir d’une boisson à la base très simple et naturelle une arrivée d’additifs, d’arômes et de conservateurs.

On revient aux mêmes problèmes : “trop de glucides” et des aliments ultra-transformés.

En effet, quand on lit sur l’étiquette d’un café préparé au rayon frais “arôme de café”, ça doit nous alerter.

Si vous devez ajouter de l’arôme de café à votre café pour qu’il ait le goût de café… c’est qu’il y a eu quelques transformations dans l’histoire.

Le matin, il est important de garder son café simple. S’il manque d’un petit quelque chose pour vous, vous pouvez vous tourner vers des alternatives.

Il existe une grande variété de boissons énergisantes saines pour démarrer la journée avec gourmandise.

5. Les mix de pancakes prêts à l'emploi : des protéines de qualité discutable

Ici, le problème est lié à la qualité des ingrédients qui composent ce type de mix prêts à l’emploi.

D’une part, nombre d’entre eux contiennent :

  • Des produits raffinés
  • Des édulcorants type xylitol et stévia (dont on explique l’impact ici)
  • Des arômes
  • Des additifs

Et d’autre part, on y retrouve des protéines peu qualitatives, voire même parfois issues de déchets d’autres fabrications alimentaires.

C’est ce qu’on appelle des sous-produits alimentaires et leur présence doit nous amener à reconsidérer la qualité du produit que nous avons en face de nous.

  • Isolats de protéines provenant de résidus de la production de fromage
  • Isolats de protéines provenant de résidus de la production d’huile de pois ou de soja
  • Etc.

Pour résumer

Pour que votre petit-déjeuner soit :

  • Source d’énergie
  • Moteur de votre capacité d’attention
  • Pilier de vos apports nutritionnels
  • Barrière anti-carences
  • Socle de votre santé

… éviter ces erreurs est essentiel !

En réinventant nos habitudes au petit-déjeuner, nous pouvons donner à notre matinée un tout autre potentiel.

Comment construire un petit-déjeuner sain et gourmand ?

C’est la question à laquelle répond notre grand guide du petit-déjeuner .

On y voit l’anatomie du petit-déj idéal et comment l’adapter à soi, pour un début de journée 100% plaisir !

Et en bonus : des tonnes de recettes et d’idées gourmandes !